L'information utile et les outils pratiques au service de vos intérêts
JE M'IDENTIFIE
Suivez-nous
MENU
Epargne > PEA > Actualité des actions sélectionnées pour votre PEA à fin novembre 2013

Actualité bourse : la crainte d'une déflation

Alors qu’il n’y a pas si longtemps les investisseurs redoutaient une reprise de l’inflation, les bons chiffres du mois d’octobre (+0,6% seulement en glissement annuel) ont fait apparaître une nouvelle menace, celle de la déflation. Un mot qui fait peur car il s’agit d’une baisse généralisée des prix aux effets ravageurs.

 

A lire aussi : PEA : notre portefeuille actions >>

PEA Actions : nos performances au 30 septembre 2013 >>

3/2/14 |
| | | | |

Son seuil est fixé à 0,5%. Or, selon certains économistes, la moitié du PIB de la zone euro se situerait déjà sous ce niveau. Le risque de déflation est particulièrement élevé dans les pays où l’endettement public est excessif et l’endettement privé très élevé.

Sont concernés au premier chef l’Espagne, le Portugal et la Grèce. Le vieillissement de la population européenne renforce ce risque dans la mesure où les personnes âgées consomment moins. Cette situation explique la politique extrêmement accommodante de la Banque centrale européenne qui, par une politique de taux très bas, et peut être bientôt négatifs, veut à tout prix relancer la croissance.

Heureusement, ce qui est mauvais pour un pays n’est pas forcément mauvais pour sa Bourse. La plupart des grandes sociétés cotées ont une forte activité à l’International, ce qui leur permet de s’extraire largement des pesanteurs nationales.

Avec l’argent bon marché, c’est un des principaux moteurs de la bonne disposition des places européennes.

Que peut-on espérer des prochains mois ? La zone euro devrait continuer à bénéficier de flux d’investissement en provenance des Etats-Unis pour deux raisons simples. D’une part, elle ne fait plus peur, maintenant que le risque d’une crise systémique accompagnée d’un éclatement de la monnaie unique s’est éloigné. D’autre part, Wall Street se paie 22 fois les résultats attendus en 2014 et la zone euro seulement 15 fois.

Or, la croissance des profits devrait être plus élevée l’an prochain en Europe qu’aux Etats-Unis. Quand on sait que Wall Street se situe à son plus haut niveau historique alors que Paris en est encore très loin, le rattrapage des places financières du vieux Continent pourrait donc se poursuivre.

Tableau de bord

 

Inflation sur un an glissant : +0,6% (en octobre)
Taux Livret A : 1,25%
Taux Livret Développement durable : 1.25%
Taux Livret Epargne populaire : 1,75%
Emprunt d’Etat à 10 ans : 2,259%
Emprunts secteur privé à plus de 7 ans : 2,51%
Actions (indice CAC40) depuis le 1.1.2013 : +17,48% (au 26/11)

EADS

Le CA du 3e trimestre est ressorti en hausse de 7,3%. Le résultat d’exploitation, avant éléments exceptionnels, progresse de 22%, et le bénéfice net bondit de 36% à 1,2Md d’euros. Les objectifs de résultat sont maintenus. Les prévisions sont révisées en hausse. Pour 2013, la direction table sur un bénéfice net de 2,5 euros par action.

L’avis de Dispofi : Avec un carnet de commandes qui assure 10 ans d’activité, le groupe offre une visibilité exceptionnelle, ce qui explique sa valorisation élevée. Ses résultats sont cependant sensibles à la variation des parités de change. Conservez.

Air Liquide

La panne de croissance enregistrée au 3e trimestre devrait être de courte durée. En effet, les perspectives commencent à s’éclaircir. Les prévisions de la production industrielle du 4e trimestre s’établissent à 2% en Europe, 3% en Amérique, 7% au Japon et près de 10% en Chine. On s’attend aussi à un redémarrage plus franc du secteur électronique, gros consommateur de gaz industriels. Air Liquide devrait également bénéficier de l’accélération des lancements de nouveaux projets. Sur les 50 détenus en portefeuille seuls une quinzaine ont été mis en œuvre. Il devrait donc y avoir un effet de rattrapage. Par ailleurs, alors que les prix de vente ont été maintenus, voire augmentés, les économies de coût réalisées dans un contexte de faible inflation, devraient avoir un effet bénéfique sur les marges. Elles devraient être meilleures sur la seconde partie de l’année que sur la première. Enfin, le groupe devrait logiquement profiter d’une amélioration de la conjoncture mondiale en 2014.  Dans un autre domaine, soucieux de se recentrer sur son cœur de métier, il a cédé sa filiale robotique Welding France qui réalise 7M d’euros de chiffre d’affaires et a déjà équipé plus de 500 usines dans le monde.

L’avis de Dispofi : il est probable qu’un point bas a été atteint au 3e trimestre. Un mieux devrait se faire sentir en fin d’année et se confirmer en 2014. Nous vous conseillons de conserver la valeur qui pourrait procéder cet été à sa traditionnelle attribution d’actions gratuites.

Axa

Au 30 septembre, le chiffre d'affaires s’inscrit en hausse de 3% à 69,5 milliards d'euros. Le volume des affaires nouvelles en vie, épargne, retraite progresse de 7% à 4,6 milliards d'euros, grâce à une forte hausse de l'activité Unités de Compte et à la poursuite de la croissance en Prévoyance et Santé. La valeur des affaires nouvelles (VAN) grimpe de 22% à 1,5 milliard d'euros. Le chiffre d'affaires de l'activité dommages est en hausse de 2% à 22,6 milliards d'euros, grâce à une bonne performance dans les marchés à forte croissance. Enfin, celui de la gestion d'actifs grimpe de 8% à 2,6 milliards d'euros, avec une collecte nette de 6 milliards d'euros. D’autre part, le groupe s’apprête à prendre le contrôle à 51% de Colpatria Seguros le numéro 4 de l’assurance en Colombie qui détient 7% de part de ce marché en forte croissance. Il dégage une rentabilité supérieure à celle de ses concurrents. L’opération devrait être finalisée au début de l’an prochain. Autre initiative originale du groupe français, la création d’Axa Lab dans la Silicon valley, une structure destinée à renforcer ses capacités d’innovation et sa culture digitale.

L’avis de Dispofi : lentement mais sûrement, le groupe poursuit sa marche en avant, effaçant peu à peu les effets dévastateurs de la crise financière. Son dynamisme et sa capacité d’innovation restent entiers. Sa situation financière est solide. Le titre, qui se rapproche peu à peu des 20 euros, offre un bon rendement. Il peut être conservé pour le moyen/long terme.

BNP Paribas

Malgré une baisse de 4,2% de son produit net bancaire (l’équivalent du CA pour une banque), son bénéfice net gagne 2,4% à 1,35Md d’euros. Il bénéficie de la baisse de 5,5% du coût du risque et d’économies de frais de gestion. Il va poursuivre le programme d’amélioration de son efficacité opérationnelle déjà réalisé à 88%. La direction insiste sur la qualiité de son bilan, qui va déjà au-delà du seuil réglementaire prévu à l’horizon 2018. A titre d’exemple, la réserve de liquidités immédiatement mobilisables atteint 239Mds d’euros. Le groupe a racheté la part de 25% détenue par l’Etat belge dans sa filiale BNPP Fortis, mettant un terme au montage réalisé en plein cœur de la crise financière pour sauver le bancassureur belgo-luxembourgeois.

L’avis de Dispofi : alors qu’il y a un an, le secteur était voué aux gémonies, le titre s’est adjugé plus de 28% depuis le début de l’année. Autour de 55 euros, son cours reste inférieur à l’actif net comptable qui s’élevait à 62,80 euros par action au 30 septembre. Ce n’est pas normal pour un groupe extrêmement solide et largement bénéficiaire. Conservez pour un premier objectif à 65 euros.

Danone

Malgré la qualité de son portefeuille de produits, le groupe reste boudé par la Bourse. Les investisseurs ne voient pour l’instant que les déboires qu’il a connus en Chine, et dont ils ont du mal à mesurer les conséquences. Décidément, ce pays ne porte pas chance au groupe français ! La question se pose de savoir à quelle vitesse il regagnera le terrain perdu, notamment dans la nutrition infantile. Le courtier américain Goldman Sachs a du reste retiré la valeur de sa liste d’actions européennes préférées.  En attendant, Danone s’attache à conserver une situation financière solide. Il vient de lever facilement 1Md d’euros d’argent frais à 2,25%. L’opération, a été très rapidement souscrite, la demande dépassant largement l’offre. C’est bien là le signe que les financiers de la Place croient toujours dur comme fer à l’avenir de ce co-leader mondial de l’agroalimentaire.

L’avis de Dispofi : les déconvenues récentes rencontrées par le groupe français ne retirent rien ni à la qualité de ses produits, ni à celle de son management, ni à ses perspectives de moyen/long terme. Il résiste d’ailleurs assez bien dans la zone des 55 euros. On guettera un repli vers 50 euros pour renforcer les positions.