L'information utile et les outils pratiques au service de vos intérêts
JE M'IDENTIFIE
Suivez-nous
MENU
Epargne > PEA > Actualité des actions sélectionnées pour votre PEA à fin octobre 2013

Actualité bourse : les changes plombent les résultats

La signature d’un accord provisoire entre Démocrates et Républicains sur le plafond de la dette américaine a mis fin au psychodrame qui plombait les marchés financiers mondiaux. Certes, tout n’est pas réglé, puisque les discussions se poursuivent pour aboutir à un accord définitif avant la nouvelle date butoir fixée au début 2014. On peut néanmoins espérer que la raison l’emportera et qu’un nouveau bras de fer, peu apprécié par l’opinion, pourra être évité.

 

A lire aussi : PEA : notre portefeuille actions >>

PEA Actions : nos performances au 30 septembre 2013 >>

4/2/14 |
| | | | |

Il faut aussi surveiller du coin de l’œil l’attitude de la FED qui, avec ses 85Mds de dollars de rachats d’actifs mensuels, maintient l’économie américaine sous perfusion. Cependant, le taux de chômage était encore de 7,2% au mois de septembre, assez loin du seuil de 6,5% fixé pour durcir sa politique monétaire.

En Europe, les tensions se réduisent dans la zone euro où les pays les plus fragiles, dits périphériques (l'Espagne, la Grèce, l'Italie, le Portugal), parviennent à lever les capitaux qui leur sont nécessaires dans des conditions plus favorables. Le corolaire de cette amélioration, c’est l’appréciation de l’euro, dont l’impact est fort sur les comptes de nos grandes entreprises exportatrices.

En France, l’indice du climat des affaires mesuré par l’Insee se stabilise à 95 en octobre, après 5 mois consécutifs de hausse, tout en restant en deçà de sa moyenne de long terme, située à 100.

Le troisième sujet majeur d’inquiétude, lié à la situation des pays émergents,  a un peu perdu de son intensité, avec l’annonce de l’indice manufacturier chinois du mois d’octobre au plus haut depuis 7 mois.

Les risques structurels se faisant moins pressants, l’attention des investisseurs s’est reportée sur les résultats des entreprises à 9 mois. Si aux Etats-Unis ils sont globalement conformes, voire un peu supérieurs aux attentes, il n’en est pas de même en Europe où de nombreuses déceptions ont été enregistrées (voir ci-dessous).

Dans ces conditions, les fonds d’investissement restent prudents, comme l’atteste la faiblesse des volumes échangés sur les marchés financiers. Ils veulent préserver les acquis d’une année 2013  qui s’annonce plutôt bonne et ne sont pas prêts à prendre des risques inconsidérés. Pourtant, certains indicateurs laissent espérer un 4ème trimestre meilleur et des perspectives plus favorables pour 2014.

Tableau de bord

 

Inflation sur un an glissant : +0,9% (en septembre)
Taux Livret A : 1,25%
Taux Livret Développement durable : 1.25%
Taux Livret Epargne populaire : 1,75%
Emprunt d’Etat à 10 ans : 2,324%
Emprunts secteur privé à plus de 7 ans : 2,78%
Actions (indice CAC40) depuis le 1.1.2013 : +16,77% (au 28/10)

Air Liquide

Le chiffre d’affaires du 3e trimestre est en recul de 1%. Retraité des effets de change négatifs et de l’évolution des prix du gaz naturel, il progresse de 5,3%. L’amélioration, graduelle toute l’année, devrait se poursuivre. Le PDG Benoît Potier confirme son objectif d’une progression de l’activité et des résultats pour 2013. Le groupe semble bien placé pour profiter de la reprise plus nette de l’économie mondiale attendue l’an prochain.

L’avis de Dispofi : cette valeur solide est à conserver patiemment dans une optique de moyen/long terme.

Christian Dior

Le groupe reste sur une dynamique très positive en ce qui concerne sa branche couture et son réseau de magasins. A la fin du mois de septembre, la première progressait de 14% (et même de 19% à données comparables) et le second de 16% (23% à données comparables). Seule la filiale LVMH a un peu déçu du fait de ventes moins bonnes qu’espéré de Louis Vuitton qui est le premier contributeur à ses résultats. Le ralentissement économique observé en Chine est en bonne partie compensé par la meilleure tenue des marchés américain et européen.

L’avis de Dispofi : le secteur a un peu souffert cette année, notamment en Chine, mais il ne faut pas perdre de vue que son taux de croissance a toujours été supérieur à celui du PIB mondial. Une bonne raison d’y rester investi.

Michelin

Le leader mondial des pneumatiques accuse un repli de 5,8% de ses ventes au 3e trimestre. Pour l’expliquer, il incrimine, comme beaucoup d’autres, l’évolution des taux de change. En effet, les volumes vendus ont crû de 2% sur la période. L’effet mix/prix s’est révélé négatif de 2,4%. Mais surtout, les effets négatifs de change ont pesé à hauteur de 5,3%. Certes, le groupe clermontois va resserrer encore sa gestion pour en compenser autant que faire se peut l’impact. Mais il a dû réviser en baisse ses prévisions annuelles. Alors qu’il tablait jusque-là sur un résultat opérationnel supérieur à celui de l’an dernier, il ne vise plus désormais qu’une stabilité, hors effets monétaires.

L’avis de Dispofi : nous restons malgré tout confiants sur cette affaire et n’hésiterions pas à nous renforcer sur tout repli de la valeur dans la zone des 71 euros.

Essilor International

Encore une victime des effets de change ! La croissance du chiffre d’affaires du troisième trimestre se révèle très faible (+0,7% seulement) Le PDG Hubert Sagnières rappelle qu’à devises constantes, elle aurait dépassé les 7%. Sur les 9 premiers mois, les ventes totalisent 3,8Mds d'euros en hausse de 1,4% à données publiées et de 4,8% à données comparables. Compte tenu du décalage dans la réalisation de certaines acquisitions et d’une reprise moins rapide que prévu en Amérique du Nord, la croissance devrait s’établir autour de 6% sur l’ensemble de l’exercice, avec « un maintien de la marge de contribution à un niveau élevé » selon la direction. On peut donc tabler sur une amélioration sur les 3 derniers mois de l’année, marqués par le lancement de Cryzal Prevencia et de nouveaux produits dans le milieu de gamme.

L’avis de Dispofi : fortement valorisé comme toutes les valeurs de croissance, Essilor International a été rapidement sanctionné en Bourse dès la publication de ces chiffres inférieurs aux attentes des analystes. Plusieurs d’entre eux ont aussitôt révisé en baisse leurs prévisions de résultats et leurs objectifs de cours. Nous pensons au contraire que tout recul dans la zone des 75 euros constituerait une bonne opportunité pour ceux qui n’ont pas encore la valeur en portefeuille de commencer une ligne.

Danone

Le groupe a subi de plein fouet l’impact du rappel de ses laits maternisés dans 8 pays d’Asie en raison d’une possible contamination bactérienne redoutée par son principale fournisseur, le néo zélandais Fonterra. Si l’alerte s’est révélée vaine, ses conséquences sont lourdes en termes de ventes et d’image. Du coup, le groupe français a dû réviser en baisse ses objectifs pour l’exercice 2013. Il n’attend plus désormais qu’une croissance de 4,5 à 5% au lieu de « supérieure à 5% » précédemment. De même, son cash flow libre devrait atteindre 1,5 à 1,6Md d’euros au lieu de 2Mds d’euros attendus. Certes, les ventes de lait maternisés de Danone reprennent graduellement en Asie et une demande d’indemnisation a été lancée auprès de Fonterra, mais les investisseurs se seraient bien passés de cet incident dont ils ont du mal à cerner les conséquences à long terme. Parallèlement, le groupe est à l’offensive en Afrique de l’Ouest où il vient de prendre 49% (avec une possibilité de monter graduellement à 100%) de Fan Milk, une société spécialisée dans les produits laitiers glacés et les jus de fruit qui réalise 120M d’euros de chiffre d’affaires.

L’avis de Dispofi : le titre a bien résisté à cet accident de parcours, preuve qu’il continue à susciter la confiance en raison de la qualité de ses produits et de son management. Conservez.