Le plan d'épargne pour la retraite collectif (Perco) est, comme son nom l'indique, une produit d'épargne retraite collectif, par opposition aux produits d'épargne retraite à souscription individuelle type Perp ou contrat Madelin. Comme ces derniers, il permet de se constituer un revenu complémentaire à percevoir à l'heure de la retraite, l'épargne investie étant bloquée jusqu'à cette date.

Mais la comparaison s'arrête là ! Le Perco n'offre aucun avantage fiscal pendant la phase d'épargne ; vos versements ne permettent pas de réduire vos impôts. Il présente d'autres avantages : vous pouvez bénéficier de versements complémentaires faits par l'entreprise pour votre compte ; vous pouvez liquider le plan en capital et pas seulement en rente ; les sommes perçues à la sortie sont beaucoup moins imposables que la rente issue d'un Perp ou d'un contrat Madelin.

Perco, une épargne dopée grâce à l'entreprise

Vous pouvez alimenter votre Perco par des versements volontaires, dans la limite de 25 % de votre rémunération annuelle. Vous pouvez également y transférer votre participation salariale et vos primes d’intéressement, ainsi que les sommes déjà versées dans un Plan d’épargne entreprise ou inter-entreprises, avant l'expiration du délai d'indisponibilité de ceux-ci.

Vous ne bénéficiez d'aucun avantage fiscal à l'entrée. Ces versements ne vous apportent aucun avantage fiscal immédiat : ils ne sont pas déductibles de votre revenu imposable. Cependant, vos primes d’intéressement, par principe considérées comme un salaire imposable, sont exonérées d’impôt lorsqu’elles sont versées sur un Perco, à hauteur de la moitié du plafond annuel de la Sécurité sociale (soit 18 186 € en 2012).

L'employeur peut abonder le plan. C'est l'un des intérêts majeurs du Perco ! Votre employeur peut compléter votre effort en abondant votre Perco, c’est-à-dire en y effectuant des versements complémentaires, ce qui dope considérablement son rendement. Cet abondement est d’autant plus intéressant pour vous qu’il est exonéré d’impôt sur le revenu (il ne constitue pas un complément de salaire imposable) s’il ne dépasse pas 16 % du plafond annuel de la Sécurité sociale (soit 5 820 € en 2012).

Seules limites, l’abondement ne doit pas dépasser le triple de vos propres versements, et sa fraction exonérée d’impôt entre vos mains vient en déduction du plafond de déduction de vos cotisations versées sur un contrat Madelin  la même année, ou du plafond de déduction de vos cotisations versées sur un produit type Perp ou Préfon l’année suivante.

La sortie d'un Perco est plus souple

Comme sur les autres produits d’épargne retraite, les sommes placées sur un Perco sont bloquées jusqu’à votre départ en retraite. Cependant, les cas de déblocage anticipé admis sont plus nombreux, la liquidation du plan n'intervient pas nécessairement en rente viagère, et les sommes perçues à la sortie sont faiblement imposables.

Vous n'épargnez pas à fonds perdus. L'épargne placée sur un Perco n’est pas aliénée comme dans le cas des produits d’épargne retraite souscrits à titre individuel (Perp, Préfon, Madelin). Vos enfants et/ou votre conjoint peuvent donc la récupérer sous forme de capital si vous décédez avant la retraite.

De plus, les cas de déblocage anticipé sont plus nombreux que sur les produits d’épargne retraite individuelle ; il est notamment possible de liquider votre Perco avant la retraite pour acquérir votre résidence principale ou pour la remettre en état suite à une catastrophe naturelle.

Le Perco peut être liquidé en capital. A l’heure de la retraite, vous pouvez choisir, en plus de la traditionnelle sortie en rente viagère, une sortie en capital. De plus, quelle que soit les modalités de liquidation choisies, vous profitez d’une fiscalité plus avantageuse que celle appliquée sur les rentes issues des produits d’épargne retraite :

> si vous optez pour une sortie en capital, les gains accumulés sur votre plan échappent à l’impôt sur le revenu et supportent uniquement les prélèvements sociaux (à 15,5 % à compter de juillet 2012) ;

> si vous optez pour le versement d’une rente viagère, elle est imposable comme une rente viagère à titre onéreux et non comme une pension de retraite. Elle n'est donc soumise à l’impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux (15,5 % pour les arrérages de rente perçus en 2012) que sur une partie de son montant qui dépend de votre âge au moment où vous en demandez le versement : 40 % pour une sortie en rente entre 60 et 69 ans, 30 % après 70 ans.

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