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Epargne > PEA > Actualité des actions sélectionnées pour votre PEA à fin janvier 2014

Actualité bourse : début d'année en demi-teinte

Il faut toujours se méfier de l’unanimité. Au terme d’une très belle année 2013, les investisseurs s’attendaient à une poursuite de la hausse en 2014. Mais voilà, si la Bourse avait monté sur des espoirs de reprise économique, notamment au sein de la zone euro, encore fallait-il, pour poursuivre le mouvement, que les résultats des entreprises soient bien au rendez-vous...

 

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4/2/14 |
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Or il faut bien constater que les premières publications, aux Etats-Unis comme en France, sont décevantes. Il faudra donc attendre maintenant des signes tangibles de croissance et d’amélioration des comptes pour que le doute actuel se dissipe.

En Chine, le problème de la banque parallèle, avec son cortège de créances douteuses, a par ailleurs semé le doute sur la situation financière du pays. La méfiance s’est étendue aussitôt à d’autres émergents dont les devises ont lourdement chuté face au dollar.

Autant d’éléments qui nous rappellent que, si la crise économique mondiale a donné des signes d’amélioration, tous les problèmes ne sont pas pour autant réglés.

Il y aura encore, inévitablement, des tensions, des doutes, des peurs avant que la situation ne se normalise sur la durée. Au-delà des mouvements erratiques de court terme, il faut avant tout garder la tête froide. L’économie mondiale est en croissance et ses déséquilibres se résorbent, certes très lentement, mais ils se résorbent.

Le potentiel des émergents reste entier à moyen/long terme. Il faut conserver le cap en accumulant, au fil des opportunités du moment, des valeurs de première qualité dont les perspectives restent prometteuses.

Au cours de la phase d’instabilité actuelle des marchés, le mieux est d’investir par tranches, en achetant, par exemple, 1/3 de la quantité envisagée, et en renforçant ensuite graduellement sur repli.

Tableau de bord

 

Inflation sur un an glissant : +0,7% (en décembre)
Taux Livret A : 1,25%
Taux Livret Développement durable : 1.25%
Taux Livret Epargne populaire : 1,75%
Emprunt d’Etat à 10 ans : 2,324%
Emprunts secteur privé à plus de 7 ans : 2,61%
Actions (indice CAC40) depuis le 1.1.2014 : -2,80% (au 30/01)

Siemens

Les ventes du 1er trimestre 2014 sont en baisse de 3% mais le bénéfice net du groupe a progressé de 20%. Les prises de commandes sont en hausse de 12% sur la période. Le carnet de commandes s’établit à un niveau historique à 102Mds d’euros. Ces éléments sont très encourageants. Son PDG Josef Kaeser table prudemment sur une hausse de 15% du bénéfice net par action à 5,08 euros.

L’avis de Dispofi : Ceux qui n’ont pas la valeur peuvent la mettre en portefeuille entre 90 et 95 euros.

Christian Dior

La filiale LVMH, qui représente l’essentiel de son activité, a bien résisté en 2013. Ses ventes ont continué à progresser au rythme de 8%, ramené à 4% en raison d’effets négatifs de change. Le résultat opérationnel est en hausse de 2% à 6Mds d’euros et le bénéfice net part du groupe est stable à 3,436Mds d’euros. L’exercice précédent avait bénéficié du dividende exceptionnel versé par Hermès. LVMH a donc su se jouer d’une conjoncture morose en Europe et d’un ralentissement dans les pays émergents. Sa branche Mode et maroquinerie, qui avait inquiété en début d’année, a connu une belle accélération au dernier trimestre et a maintenu ses marges. Le dividende est augmenté de 7% à 3,10 euros. Pour l’exercice qui commence, le PDG Bernard Arnault réitère sa confiance, d’autant que le groupe bénéficiera de l’intégration de Loro Piana qui lui apportera 700M d’euros de chiffre d’affaires supplémentaires. En première approche, nous tablons sur un BNpa de 7,20 euros. Quant à Christian Dior proprement dit, les ventes de sa branche Couture progressent de 19% (14% après impact des effets négatifs de change) au 1er trimestre de l’exercice 2013/2014.

L’avis de Dispofi : le leader mondial du Luxe a continué à gagner des parts de marché l’an dernier. Malgré le rachat de Loro Piana, sa situation financière reste très solide avec un endettement inférieur à 20% de ses fonds propres, lui permettant de saisir toute opportunité d’acquisition. Nous préférons toujours aborder LVMH par le biais de sa maison mère Christian Dior que nous vous conseillons de conserver.

Essilor International

Le leader mondial des verres correcteurs a connu une fin d’exercice 2013 décevante. Pour l’ensemble de l’année, son chiffre d’affaires a légèrement dépassé les 5Mds d’euros, en hausse de 1,5%. Corrigée des effets de change et de périmètre, la croissance ressort à 5,4%, en dessous de l’objectif de +6% donné par le groupe en octobre dernier. Le PDG Hubert Sagnières explique cette contreperformance par le climat économique morose qui a pesé sur le marché de l’Optique et par une forte pression concurrencielle. Le résultat opérationnel est attendu en légère progression avant frais de restructuration et amortissement des écarts d’acquisition. Pour l’exercice qui commence, le groupe bénéficiera de l’intégration à 100% de Transitions Optical. Il reste à l’offensive sur le marché des verres solaires qui croît deux fois plus vite que celui des verres correcteurs, avec des acquisitions en rafale : Costa aux Etats-Unis, Polycore à Singapour, Ryders au Canada et Xiamen Yarui en Chine. Il vient également de racheter trois nouvelles sociétés et de signer trois accords de partenariat sur le continent américain qui lui apporteront 38M d’euros de revenus additionnels.

L’avis de Dispofi : le marché de l’Optique sur lequel opère le groupe reste très porteur à long terme, en raison à la fois du vieillissement de la population et de son sous-équipement à l’échelle mondiale. Alors qu’un milliard de personnes porte des verres Essilor, le marché potentiel est estimé à 4 milliards, ce qui laisse une belle marge de progression. Ceux qui n’ont pas la valeur pourront se placer entre 70 et 75 euros, dans une optique de long terme uniquement.

Rallye

Belle progression du chiffre d’affaires qui s’est établi à 49,3Mds d’euros en 2013 (+15,6%). La filiale Casino a enregistré un chiffre d’affaires de 48,6Mds d’euros, en hausse de 15,9% (+5,7% hors effets de change et de périmètre). La croissance a été très forte à l’International (+11,9%), grâce notamment au Brésil ou le groupe occupe une position de leader.

En France, la hausse de 5,7% des ventes s’explique à la fois par le redressement des hypermarchés Géant et des supermarchés et par l’intégration globale de Monop après le rachat de la participation du groupe Galeries Lafayette.

Le tableau est moins souriant du côté de la filiale Go Sport. Si la chaîne Courir continue à bien performer (+11%), Go Sport est toujours à la peine, même si le repli des ventes se ralentit.

L’avis de Dispofi : le redressement des hypermarchés, les belles performances de Monop et les bonnes positions à l’International constituent de solides atouts. Le seul souci actuel tient aux effets négatifs de change, liés notamment à la chute des devises émergentes face à l’euro. Nous attendons avec confiance les résultats 2013, à venir le 7 mars. Le dividende de 1,83 euro devrait être maintenu, assurant à l’action un rendement supérieur à 6%. Nous restons acheteurs sous les 30 euros.

Gemalto

Pourquoi s’intéresser à Gemalto ? Le potentiel du commerce électronique est considérable. Aux Etats-Unis, pays pourtant en pointe dans ce domaine, il ne représente encore que 6% des ventes de détail. Les perspectives de croissance sont plus importantes encore dans les pays émergents sous-équipés. Et avec le développement des transactions électroniques se pose la question de la sécurité numérique à laquelle Gemalto apporte des réponses fiables. Il est leader mondial dans ce domaine. C’est la même chose pour le « cloud computing » (services informatiques à distance) et la banque en ligne. En Chine et aux Etats-Unis, le développement massif des cartes à puces au standard EMV ouvre des perspectives très prometteuses. L’expertise du groupe dans les paiements sans contact où il occupe des positions fortes est aussi un atout. On estime que le volume d’affaires de sa plateforme de services augmentera de 50% d’ici à 2017. Le chiffre d’affaires du groupe devrait dépasser les 3Mds d’euros à cet horizon et les bénéfices du groupe croître au rythme de 20% par an d’ici-là.

L’avis de Dispofi : ces perspectives exceptionnelles de croissance expliquent la cherté du titre qui se paie un peu plus de 20 fois les profits attendus cette année. Nous pensons qu’il peut encore être acquis dans la zone des 80 euros, dans une optique de long terme uniquement.

Publicis

Le groupe présidé par Maurice Lévy reste à l’offensive. Il met à profit son important cash flow pour renforcer ses positions partout dans le monde. Il vient ainsi de mettre la main sur la plus grande agence de publicité indienne Law Kenneth dont il a pris 51% du capital. L’Inde est un pays à fort potentiel de développement où le groupe était déjà présent. Quelques semaines plus tôt, c’est en Afrique du Sud (classée 8e en termes de croissance attendue d’ici 2016) qu’il avait pris le contrôle de l’agence  Applied media logic. Aux Etats-Unis, il a pris 100% du capital d’un des premiers cabinets de relations publiques Qorvis Communications. Côté désinvestissement, il a cédé à Lagardère les 49% du capital de la régie publicitaire d’Europe 1 qu’il détenait. Enfin, après l’avis favorable donné par l’Union européenne, le mariage  avec Omnicom, qui donnera naissance au numéro un mondial du secteur (18Mds d’euros de chiffre d’affaires et 1,5Md d’euros de bénéfice net) devrait être finalisé au 2ème trimestre.

L’avis de Dispofi : renforcé par le rapprochement avec Omnicom, le groupe sera en mesure de profiter pleinement de la reprise attendue du marché publicitaire mondial. C’est ce qui explique la forte progression du cours de l’action ces derniers mois. Ceux qui l’ont acquise sur nos conseils à des niveaux très inférieurs prendront des bénéfices partiels vers 75 euros.